À Libreville, Miki Hardy a rappelé que l’unité entre responsables n’est pas un slogan, mais une œuvre de Dieu dans le cœur. Sans elle, l’Église s’affaiblit ; avec elle, la vie de l’Esprit se déploie.
À l’Île Maurice comme au Gabon, les mêmes symptômes reviennent lorsque le leadership n’est pas uni : compétitions, visions personnelles, projets qui peinent, et au final un peuple qui ressent la fracture. L’exemple d’Antioche (Actes 15) donne le ton : les apôtres et anciens se réunissent, discernent ensemble et envoient une lettre qui rassure l’Église. Cette unité ne se fabrique pas autour d’une table ; elle naît d’un même message de la croix accepté par chacun.
Pour Miki Hardy, la clé est là : laisser le Seigneur briser l’orgueil, exposer les attitudes et apprendre la soumission de cœur. Alors l’équipe pastorale cesse de se protéger et peut se confronter sans se détruire, comme Paul et Pierre à Antioche : une confrontation pour grandir, pas pour se séparer.
Le témoignage d’un pasteur au Kenya illustre ce chemin : renoncer à “avoir raison”, perdre même des biens matériels, et voir Dieu “rendre” autrement – en maturité, en portée, en grâce. L’unité devient alors un signe tangible pour les brebis : elles savent quand les responsables marchent “d’un même cœur”. Là, les missions ont du sens ; sans cela, mieux vaut d’abord remettre la maison en ordre.





