Propos recueillis lors de la conférence Bâtir 2025 (23–27 juillet 2025)
Ce qui m’est resté, ce qui m’a profondément accrochée, c’est cette parole qui agit en moi comme une ancre, comme des haies protectrices pour me guider et m’aider à trancher lors des conflits ou des incompréhensions : chacun a sa place.
Au fur et à mesure que je l’écoutais, je me rendais compte que ce n’était pas nouveau pour moi. C’est clairement, à mes yeux, un condensé du séminaire, sur les différents ministères, animé par le frère Fabien Larubarbe.
Pour moi, c’est un rappel. Dans les moments de tension, quand il y a des tendances qui s’opposent, on a du mal à se comprendre. Parfois, on croit qu’on se combat, alors qu’en réalité, ce sont simplement deux personnes différentes. La résolution que je prends aujourd’hui, c’est de prier pour discerner le bon moment : le moment où chacun doit intervenir, la manière dont chacun doit le faire.
Plutôt que de réfuter ou de me braquer, je veux apprendre à écouter. Quand nos violons ne s’accordent pas, on pense souvent que l’autre n’a pas bien entendu. Mais aujourd’hui, je comprends que nous ne connaissons qu’en partie. Ce que je vois, ce que je crois être le bon moment, peut ne pas l’être c’est peut-être le temps de l’autre.
Ce message est un rappel précieux pour guider le fonctionnement dans l’Église. Je me pose parfois cette question : pourquoi se prendre la tête ? Dieu a donné à chacun quelque chose. Mais il faut grandir dans l’écoute pour discerner : est-ce le moment ? Comment partager ? Qui doit intervenir aujourd’hui ?
Au fond, on ne perd rien. Nous sommes dans la même maison, nous avons le même Père. C’est comme avoir 5 000 francs dans la poche droite et 10 000 dans la poche gauche : que l’on utilise l’un ou l’autre, tout appartient à la même personne. Tout est pour le même Père, pour le même Seigneur. Nous servons tous le même Seigneur.
Alors, il n’y a pas lieu de revendiquer : “Pourquoi a-t-on acheté le pain avec l’argent de la poche gauche et non avec celui de la droite ?” Il n’y a pas matière à se battre.
Ce sont des rappels qui viennent huiler le bon fonctionnement de l’Église. Pour moi, ils m’apportent beaucoup plus de patience. Les conflits naissent souvent parce que chacun est convaincu d’avoir bien entendu – et ce n’est pas faux. Mais il faut aller jusqu’au bout : peut-être que j’ai entendu, mais maintenant, il faut que je sache m’arrêter, gérer, coordonner.
La coordination des ministères est vraiment nécessaire.





